• Ligne Politique 2009-2010

    ACTION POUR LA FAMILLE – ACTIE GEZIN LIGNES DE FORCE POLITIQUES 2009

    1. Donner une image positive de la famille

    Fondée sur l’amour et l’engagement d’un homme et d’une femme, la famille naturelle reste le meilleur environnement pour l’accueil et l’éducation des enfants. Une vie familiale équilibrée constitue également un garde-fou contre l’abus d’alcool et de drogues. Soutenir la famille, c’est aussi avoir une politique de prévention contre toute forme de violence, vis-à-vis de soi-même et des autres. C’est pourquoi, il importe de donner une image positive de la famille et de l’engagement dans la durée, et en particulier du mariage – principalement auprès des jeunes – dans les médias et dans les écoles.

    2. Favoriser la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale

    La surcharge de travail imposée par les obligations professionnelles et les tâches domestiques et éducatives est une cause majeure de stress et de mésentente conjugale. Il faut dès lors poursuivre et intensifier les efforts pour rendre plus flexible la vie professionnelle et permettre aux parents de consacrer du temps à leurs enfants et à leur vie de couple. Des congés parentaux plus longs, plus flexibles et mieux rémunérés, représentent certes un effort financier pour la société, mais constituent un investissement dans le capital humain à long terme.

    3. Revaloriser le rôle de parent

    Sans pour autant méconnaître sa gratuité et sa générosité, le travail éducatif des parents devrait être davantage reconnu.  Le conjoint qui pour une période de sa vie choisit de se consacrer à sa famille devrait pouvoir bénéficier d’un salaire parental, assortis de droits à la pension et de garanties de retour sur le marché du travail.

    4. Favoriser la solidarité avec les personnes âgées et handicapées

    Le déclin démographique et le vieillissement de la population nécessiteront une prise en charge de plus en plus importante des parents âgés par leurs enfants et leur famille. On reconnaît généralement que les personnes âgées qui vivent dans un environnement familial sont en général en meilleure santé physique et psychique ; elles peuvent également rendre de nombreux services et rendre la vie familiale plus agréable.
    Il conviendrait d’accorder un soutien financier aux familles qui prennent soin de personnes âgées chez elles, un soutien qui sera compensé par une économie au niveau des subsides alloués aux maisons de repos. En outre, nous demandons un soutien accru pour les familles comprenant une plusieurs personnes handicapées.

    5. Subsidier les médiateurs et conseillers conjugaux

    Personne ne se marie en ayant l’intention de divorcer plus tard. Personne non plus ne veut minimiser les difficultés rencontrées par les couples. Souvent, une aide adéquate permettra à un couple de surmonter une période plus difficile. Un financement par la société de médiateurs et conseillers conjugaux sera certainement inférieur au coût des conséquences sociales et économiques des séparations, un coût qui devra ensuite être pris partiellement en charge par la société.

    6. Amender la loi sur le divorce rapide

    La valorisation du mariage passe par une révision de la loi actuelle sur le divorce, que certaines associations de femmes ont accusé d’instaurer un véritable « droit de répudiation ». Cette loi devrait être amendée de manière à accorder une juste protection aux partenaires en cas de divorce. En outre, il conviendrait d’imposer un délai suffisant de réflexion aux partenaires qui souhaitent divorcer.

    7. Protéger le droit de tout enfant à être éduqué par son père et sa mère.

    Un juste équilibre est nécessaire entre les droits des adultes et ceux des enfants. En cas de séparation des parents, et tout en respectant la liberté de ceux-ci, la continuité de la coresponsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants devrait être davantage soutenue.  En particulier, il est nécessaire que l’enfant puisse maintenir un contact régulier avec ses deux parents biologiques.

    8. Veiller au paiement des pensions alimentaires

    En vue de favoriser l’égalité des chances pour tout enfant, quelle que soit sa forme de vie familiale, nous demandons qu’il puisse bénéficier de ressources suffisantes pour poursuivre son développement et ses études dans de bonnes conditions. Il faut dès lors veiller à ce que les pensions alimentaires soient effectivement et régulièrement versées et assurent au conjoint qui assume la charge principale de l’enfant une sécurité matérielle indispensable.

    9. Supprimer l’anonymat des donneurs de gamètes

    La connaissance de son origine biologique est un facteur important pour le bien-être et le développement psychologique de l’enfant. Par conséquent, certaines techniques de procréation médicalement assistée qui permettent à des adultes d’interdire qu’un enfant puisse connaître ses parents, ne peuvent être légalement permises.

    10. Interdire le recours aux mères porteuses

    Suite au recours aux mères porteuses, des bébés ont déjà fait l’objet de sordides tractations lucratives. L’interdiction de toute compensation financière serait difficilement contrôlable et ne résoudrait pas la question de l’instrumentalisation de la femme porteuse de l’enfant. En outre, la période de grossesse constitue un moment fort de la vie familiale : il favorise l’accueil de l’enfant et la cohésion du couple.

    Michel Ghins, président
    Kris Vleugels, secrétaire
    Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke, trésorier
    Luc Borkes, collaborateur