● 23 avril. Il n’y a pas de divorce heureux. Un livre d’Agathe Fourgnaud, journaliste, qui a recueilli les témoignages d’adultes dont les parents ont divorcé. Une enquête approfondie sur les conséquences de ces séparations.
Stéphane, 35 ans, a voulu devenir avocat pour être « celui qui trouve des solutions aux conflits entre les autres ». Christian, 53 ans, est devenu pédiatre dans l’espoir de « préserver les enfants des conneries de leurs parents ». Tous deux sont des “enfants du divorce”, comme les seize adultes, hommes et femmes, dont Agathe Fourgnaud a recueilli les témoignages dans son livre, le Jour où mes parents ont divorcé, préfacé par Edwige Antier.
L’auteur a pris soin d’écarter les contextes dramatiques et les profils compliqués. Pourtant, qu’ils aient 20 ans, comme Louis, étudiant en psychologie, ou 75 ans, comme Henry, romancier, tous gardent un souvenir douloureux de cette séparation
Chaque année, 140 000 enfants sont confrontés au divorce de leurs parents. Mais les études consacrées aux fils et filles de divorcés sont très rares en France. Pourquoi ce silence ? « Quel échec cherche-t-on à dissimuler ? », demande Agathe Fourgnaud.La question est encore taboue chez nous, remarque la sociologue Évelyne Sullerot. Il devient pourtant difficile de nier ce que les spécialistes de l’enfance savent depuis longtemps : « Le nombre de divorces a beaucoup augmenté en même temps que le mal-être des adolescents », note le pédopsychiatre Jacques Maillet, cité par Agathe Fourgnaud. « Une chose est sûre : pour les enfants, le divorce est tout sauf banal », écrit l’auteur, qui incite aussi ses lecteurs à réfléchir sur la place qui est faite à l’enfant dans une société où tout se consomme et se jette.
Source : Charlotte d’Ornellas. Valeurs Actuelles.
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